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Cette randonnée avait pour but de rejoindre les pistes du GR 20, l’un des plus dure parcours d’Europe. Nous sommes partis du Pont du Vecchio afin de rejoindre le refuge de petra piana que nous n’avons jamais trouvé (à cause d’un faux départ). Nous avons empruntés des pistes très techniques dignes d’une randonnée difficile. Sac à dos bien chargé, l’aventure commence….

© eric

Etude du parcours avec carte en main et descriptif. Une première monté difficile, nous traversons les rivières, excellent pour les chiens qui gambadent dans l’eau et nous aussi par la même occasion, histoire de se rafraichir car il fait chaud.

©eric

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Apres 4 heures de marche et plus de 400 m D+, nous rejoignons le sommet, toujours pas de refuge, alors nous continuons à marcher jusqu’à atteindre une bergerie. Le vent et la pluie nous donne un sacré coup de fatigue. Profitant de cette pose, nous faisons le point et là on se dit qu’il y a un problème. Carte en main, nous orientons la boussole pour situer le refuge, (oups on l’a loupé). Nous retournons vers la crête (encore 1 heure de marche). Nous sommes fatigués, les chiens aussi. On cherche en vain le refuge. La fatigue se faisant sentir, le dos cisaillé à cause du poids du sac, nous redescendons pour nous mettre à l’abri du vent et poser le bivouac.

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Le lendemain matin nous rencontrons un marcheur Corse de haut niveau qui nous dit que le refuge de Petra Pina se situe carrément a l’opposé, environ 1 heure de marche après la première bergerie que nous avons vu la veille. Il nous donne toutes les indications du parcours. Gonflé à bloc, les chiens aussi, nous plions bagages et c’est reparti.

Apres une première montée avec 400m D+ nous sommes sur les crêtes en direction du refuge. On continue notre marche avec des passages de cascades très difficiles, on s’encorde pour avoir une sécurité optimale. Le chemin indiqué nous amène à grimper une montagne digne des alpinistes chevronnés, le sac est toujours chargé comme au premier jour, on grimpe toujours. Il est midi, nous en profitons pour faire une pause déjeuner afin de recharger les batteries.

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Nicolas fait le point, il monte sur la bute bien plus haut et distingue le refuge ou nous devons passer la nuit. Fatigué par cette montée, nous décidons de longer la montagne pour rejoindre le refuge pastrès loin à vol d’oiseau.

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C’est partie, direction le refuge, on monte et on descend des passages très dangereux. On avance encore « j’ai l’impression de faire du surplace », le soleil commence à se coucher et à force de longer cette montagne, on se retrouve bloqués à ne plus pouvoir avancer ni même faire demi-tour car la fatigue nous a envahie, de même pour les chiens qui se sont débrouillés comme des chefs.

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C’est alors que Lyse « sauveteur secouriste » prend en charge les opérations et téléphone au 112 pour faire appel à la sécurité civile pour être évacués par hélicoptère. Celui-ci nous ramène sur la crête où nous étions le matin même. Quant aux chiens, c’est Nicolas et le pompier de haute montagne qui ont pris soin des chiens pour les ramener au point de départ.

Bien fatigués, nous retournons à l’endroit où nous avons passés la 1er nuit, puis l’aventure s’arrête là. Heureusement, cette histoire s’est bien finie.

Un grand merci aux secours de haute montagne, à Lyse et Nicolas pour cette magnifique ballade.

La morale de cette histoire, c’est que la nature est très belle mais elle est toujours la plus forte et qu’il ne faut jamais partir sans les équipements nécessaires, en l’occurrence un GPS pour indiquer nos coordonnées aux secours.